Développement durable en milieu hospitalier – Des solutions évidentes

De sa fenêtre, la grande bleue s’offre au regard. « C’est assez naturel d’être sensibilisés à l’écologie car nous vivons presque au bord de cet écosystème plus fragile que les autres », souligne Nathalie Ronzière, directrice-adjointe du Centre hospitalier de Cannes et très impliquée dans le développement durable.

Le Centre hospitalier ressemble à un splendide paquebot blanc vif, ancré à deux kilomètres de la mer Méditerranée. « Notre activité, avec 2 000 salariés, induit une pression forte et immédiate sur l’environnement : nous achetons beaucoup, nous consommons et rejetons beaucoup, des produits à usage unique et des produits toxiques. »

Des solutions évidentes

Dans cet établissement médical de premier plan, un mode de fonctionnement écologique ne va pas de soi quand il faut le conjuguer avec l’impératif de la limitation des dépenses. À force de se confronter à « nos difficultés, nos lourdeurs et nos impossibilités », des solutions s’imposent comme une évidence. « Par exemple, pour le lavage de nos sols, nous avons adopté le système des chiffonnettes MOPS, une fibre creuse ultra absorbante qui nécessite trois fois moins d’eau. Selon notre ingénieur ergonome, le lavage d’une pièce engage aussi trois fois moins de force physique, et nous nous prémunissons donc contre les troubles musculo-squelettiques. L’investissement coûte plus cher mais le chiffon est lavable et plus durable, donc on est gagnant sur tous les tableaux. » Une autre expérience menée prouve qu’un balayage plus régulier mais seulement une fois sur trois avec du produit désinfectant n’induit pas plus d’infections nosocomiales.

Faire remonter les initiatives depuis la base

Nathalie Ronzière  impulse le changement depuis la direction mais  adore voir les initiatives, qu’elle encourage, remonter de la base : « Cela vaut tout l’or du monde, 50 campagnes de communication interne ! » L’esprit « développement durable » se diffuse dans le paquebot avec plus ou moins de bonne volonté de la part des matelots ou des capitaines. Mais ce qu’il manque surtout, c’est un vent général plus porteur, regrette-t-elle : « On ne se sent pas entraîné par une dynamique politique, on n’a jamais eu un mot sur le sujet du ministère de la Santé. »

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