Achats responsables – La trajectoire d’un philanthrope

Pour Raphael Ruano, responsable du programme  » PHARE  » (Performance hospitalière pour des achats responsables) du ministère de la Santé,  « Beaucoup pensent que le développement durable génère un surcoût. Il est très difficile de démontrer qu’il induit en fait des économies, sauf si on accepte de prendre la problématique dans son ensemble. »

De l’espace à la santé

Rendre une partie de ce qu’il a reçu.
Son altruisme, Raphaël Ruano le puise dans ses racines chrétiennes, au cœur de sa famille originaire d’Espagne, éduqué dans le respect et la générosité. Tout en pudeur, il évoque la maladie qui l’a frappé dans son entourage proche. Une épreuve qui l’a poussé à s’ouvrir aux autres. Lui qui se considère malgré tout comme « un privilégié de la vie » a gardé chevillée à l’esprit l’idée de redonner ce qu’il avait récolté. Sa vie professionnelle est scindée en deux, d’abord pilotée par le rêve de travailler dans le domaine spatial où il évolue en tant qu’ingénieur. En 2012, sa trajectoire bifurque vers la santé, qu’il qualifie de « secteur noble sur le plan humain ».

Achats hospitaliers et développement durable

Spécialisé dans le domaine des achats, il supervise le programme « PHARE » depuis le ministère de la Santé avec une haute idée de sa mission : « À travers les économies réalisées, moins de pression s’exerce sur les activités de soin et au final on rend service au malade ». À son échelle, il contribue au service de santé français « remarquable » mais qui balbutie dans le secteur des achats, avec « une expertise en devenir » qu’il contribue à façonner, fort de son expérience dans le secteur privé.

Sa « motivation permanente » se nourrit au contact d’un secteur des achats hospitaliers, doté d’une « très forte volonté d’évolution et de qualité d’énergie
et de changement fort ». Le développement durable est également un « sujet noble ». Servir les générations futures a toujours figuré en filigrane de l’action qu’il mène depuis juillet 2015 et qui va franchir un palier en cette année 2017. Armé d’une stratégie et d’une conviction – « beaucoup pensent que le développement durable génère un surcoût, il est très difficile de démontrer qu’il induit en fait des économies, sauf si on accepte de prendre la problématique dans son ensemble » – Raphaël Ruano veut progresser méthodiquement suivant une feuille de route précise. D’abord « faire accepter une charte globale des achats hospitaliers au premier semestre ». Ensuite, « après avoir convaincu les dirigeants d’établissement, obtenir la mise en place dans chaque hôpital d’une personne de référence et élaborer un plan pluriannuel d’actions de développement durable ».

D’ici la fin de l’année 2017, il espère que 80 % des établissements seront dotés d’un référent sur le sujet. Avec pour lui, à la clé, la satisfaction de rendre service au système
de soins hospitaliers,  donc à la société.

 

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