À la place de l’autre. Vis ma vie en EHPAD.

Échanger les rôles pour améliorer qualité de vie au travail

Voilà six ans que Julie Bia dirige l’EHPAD « La résidence des Hautes Bruyères » (Bonsecours)  avec la volonté constante d’améliorer son fonctionnement. Pour elle, placer ses 70 employés dans les meilleures conditions de travail est une priorité afin qu’ils puissent accompagner au mieux ces personnes dépendantes. Cela passe par le recrutement d’un personnel qualifié et la reconnaissance de leur compétence. « Travailler en gériatrie implique une vraie technicité » insiste cette directrice énergique et passionnée. « Tout le contraire d’une professionnelle qui débarquerait dans le secteur simplement parce qu’elle a eu à s’occuper d’une vieille tante malade. Il faut maîtriser un nombre infini de compétences : le personnel soignant doit savoir détecter une pathologie cardiaque, travailler avec des patients atteints de troubles du comportement, les sensibiliser à la nutrition, etc. »

Se mettre à la place de l’autre.

Une règle qu’elle applique du haut en bas de la hiérarchie, du médecin ergothérapeute au personnel technique : « être à l’écoute est indispensable, il faut aussi savoir se mettre à la place des autres ». Pour une meilleure prise de conscience, l’EHPAD participe à chaque édition de la Journée internationale de la santé et de la sécurité au travail tous les 28 avril. Ce jour-là, les rôles professionnels sont intervertis, dans la limite des compétences, afin d’offrir une « bouffée d’oxygène dans la routine du personnel » et d’offrir un regard sur le travail de l’autre.

Julie Bia avoue humblement avoir pris conscience de la dimension réelle de problèmes professionnels qu’elle jugeait auparavant minimes. Ces journées « vis mon travail » organisées, ont donné lieu à des débriefings constructifs qui ont considérablement fluidifié les rapports au travail et amélioré la productivité générale.

La bonne exécution du travail de l’un a des répercussions sur l’exercice du travail de l’autre. Cela n’est certainement pas un luxe dans un secteur sensible, lié à la fin de vie, dans lequel le personnel s’investit autant sans compter ses heures.

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