Octobre Rose 2017 dans les cliniques : films, expos photo, défilé, BD, théâtre, etc.

Invictus

La clinique Esquirol Saint-Hilaire (Agen ) s’est à nouveau engagée pour Octobre Rose.
« Pendant Octobre Rose, un arbre rose, gardien de nos mots et maux, a poussé dans le hall de notre clinique, et les personnels, patients, visiteurs peuvent laisser une trace avec leurs témoignages, encouragements et pensées », explique Isabelle Vernis, chargée de communication. La clinique a également accueilli l’exposition photo du « Projet Invictus », du photographe Pascal Latil : des portraits de femmes parées d’armes et armures médiévales, pour illustrer la femme dans son combat contre la maladie. Une femme guerrière, forte et victorieuse.

Parle avec elles

90 minutes d’émotions pour Octobre Rose. 4 ans après son propre diagnostic, cette ancienne patiente est venue présenter à la Clinique Tivoli Ducos (Bordeaux) son documentaire « Personn’elles » consacré au cancer du sein. Témoignages bouleversants de ces femmes, de l’annonce de la maladie, à la reprise du travail. Nathalie Meny, infirmière d’annonce, a particulièrement apprécié « la qualité du film, et celle des sujets abordés». La projection fut précédée d’une conférence-débat sur « l’annonce dans tous ses états », animée par un chirurgien gynécologue et une psychologue de l’établissement. Témoin de son engagement, la clinique a ensuite inauguré le 18 octobre l’Institut du Sein Aquitaine, réseau élargi d’oncologues et professionnels libéraux en lien avec la prise en charge du cancer.

« Tchao Günther »

Drôle de nom pour le blog BD ouvert par Lili Sohn peu après son diagnostic, à 29 ans. Un nom allemand pour désigner son cancer, parce que c’est la langue utilisée par les dompteurs. Le dessin pour nommer l’ennemi, et pour extérioriser les émotions. Le blog devint une BD en 3 tomes, « La guerre des tétons ». Puis la BD devint une exposition – 14 planches grand format – installée au self de la Polyclinique de Franche-Comté (Besançon) pendant sa semaine d’action pour octobre Rose, du 9 au 13 octobre. « Nous sommes très heureux d’avoir pu présenter cette œuvre à la fois belle, drôle et touchante à nos patients, visiteurs et professionnels. », explique Raphaëlle Remoleur, la directrice.

« Je ne suis pas le cancer »

Pendant ce mois d’Octobre Rose, une trentaine de portraits sont accrochés sur les murs de la Polyclinique de la Baie (Saint-Martin-des-Champs). En couleurs ou noir et blanc. L’exposition « Je ne suis pas le cancer » est un travail de 2 ans en immersion dans un service de cancérologie. Les 2 photographes de l’association Yadlavie ont choisi de montrer les visages sereins, apaisés, souriants, des patients mais aussi des proches, et des soignants.

Cinquante minutes de la vie d’une femme ordinaire

« L’annonce de la maladie est d’une telle brutalité… » Pour Sonia Rostagni, comédienne, l’écriture théâtrale s’est imposée dès le diagnostic. Le monologue « six cent quarante neuf euros », co-écrit avec Rachid Bouali, lui permet de retracer son parcours de soins, de questionner tous les tabous. À l’issue de la pièce, point d’orgue du jeudi rose au Centre Hospitalier Privé Saint-Grégoire, la comédienne a échangé avec les patientes. « C’est un moyen de libérer la parole » confie Sylvie Aubree, assistante de direction.

Recto / Verso

Julie, Audrey, Clara… Elles ont moins de 30 ans. Pourtant elles aussi ont été atteintes d’un cancer du sein. Ce cancer, c’est « Ce crabe qui nous pince les miches », titre du projet photographique porté depuis plusieurs années par l’association La Montpellier-Reine a du Coeur. Pour les photographes, ces jeunes femmes ont accepté de poser recto-verso. Recto, nous les voyons dans leur vie quotidienne. Verso, nous les découvrons, dans la même position, la poitrine dénudée. Une magnifique exposition à découvrir à la Polyclinique Sainte Thérèse (Sète) tout au long du mois d’octobre. L’occasion, surtout, comme le précise Mme Cournede, la directrice de la clinique, de « rappeler que les femmes jeunes aussi peuvent être touchées ».

« Différente, mais belle »

Poser, seins nus, sous l’œil du photographe. Quel accomplissement pour ces femmes voironnaises qui ont vécu l’épreuve du cancer. Une belle manière de réapprivoiser leur corps et leur féminité. C’est à l’initiative d’un kinésithérapeute de la Clinique de Chartreuse (Voiron) spécialisé dans l’accompagnement des patientes atteintes d’un cancer, que le photographe Cédric Michel a réalisé ces portraits. Pour questionner le sens de la féminité après un cancer du sein, il laisse la parole à ses muses. « Je suis vraiment femme ! » écrit l’une d’elles. Une autre témoigne : « Je n’ai plus de crainte, je me sens femme, tout simplement ». Une autre encore explique avoir dû réapprendre son corps, pour se sentir aujourd’hui « Différente, mais belle. »
L’exposition « Femmes », visible tout le mois d’octobre dans le hall de la clinique, inaugurait un Octobre rose riche en évènements.

Podium

Sur le podium, Naomie, puis Véronique, Valérie, Ghislaine, et Jocelyne, et Joy, et Sandrine, et Martine, puis Providence. Elles dansent. Elles s’amusent. Les robes virevoltent. « Ce soir, on n’a pas le droit d’être malade », disaient-elles avant le défilé. Là, sur ce podium, elles ne le sont plus. Là, sous les yeux émus des proches, des soignants, elles s’avancent et la maladie recule. Elles survolent la pièce et le temps se suspend. « J’étais en extase » dit Valérie, « On était belles » sourit Sandrine. Ce moment de légèreté, de grâce, est né de la rencontre entre une créatrice de mode, un partenaire privé et l’Institut de Cancérologie Paris Nord (Sarcelles). « Pour nous, ce genre de manifestation est très important, car on est dans une prise en charge humaine des patientes », précise le Dr Anne Larrouy, cancérologue. L’établissement, qui traite plus de 1 400 patients par an, porte ainsi un message fort : au-delà du soin lui-même, l’environnement d’une patiente revêt une importance considérable dans sa guérison. Pour Marc Vaucher, directeur adjoint, « une prise en charge qui se veut excellente se doit d’être globale. Nos patientes sont des personnes ». Jeudi dernier, sur ce podium, ce fut un moment de rêve. Et Marc Vaucher de nous rappeler, citant une phrase de Nelson Mandela : « Un gagnant est un rêveur qui n’abandonne jamais. »

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Article publié dans le Fil Rose de la FHP-MCO