Renaissances

 3 femmes, 3 renaissances.

Noir et blanc. Et rose.

Pour Octobre Rose, la 2CV rose garée à l’entrée du Pôle Santé Oréliance (Saran) montrait la voie. 100 personnes ont suivi l’invitation et ont pu écouter le message de ces 3 femmes, 3 combattantes. Une d’entre elle s’appelle Sandra Sanji. De sa maladie, elle garde les rencontres, l’amitié entre patientes, celles qui font avancer plus fort, plus vite, celles qu’elle a voulu immortaliser. Sur ses clichés en noir et blanc, 2 ou 3 femmes, de 16 à 66 ans, témoignent chacune d’une émotion. Entre elles, un petit crabe rose, symbole d’une maladie devenue un lien étincelant.

Tatouage 3D du mamelon

La deuxième, c’est Alexia Cassar. Biologiste devenue tatoueuse après le cataclysme, la leucémie de sa petite fille. Un changement de vie radical. « Je suis allée me former chez un maître tatoueur pendant un an, sans salaire. » Puis elle s’est formée au tatouage 3D de l’aréole et du mamelon après une mastectomie. « Les tatoueurs classiques refusent souvent de le faire car ce sont des peaux fragiles, cartonnées, cicatricielles, avec souvent la prothèse juste en dessous » explique-t-elle. « Pour la plupart, c’est leur premier tatouage, elles revivent, pleurent, sont heureuses, mettent des décolletés ».

15 défis, 1 livre

La troisième, c’est Marine de Nicola. Star de la chanson en Chine, elle apprend à 24 ans qu’elle est atteinte d’un cancer. « Je n’ai plus rien à posséder. J’ai juste à… être. » Alors, pour vaincre la déprime qui rôde, elle s’est fixé 15 défis. Le 1er, écrire un livre. « Le baiser de l’ouragan » a été publié en avril 2017.

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Article publié dans le Fil Rose de la FHP-MCO