Transformer les DASRI en DAOM

Sur l’ensemble des dix sites qui composent le CHRU de Lille, 5 500 tonnes de déchets sont produites par an. 19 filières de tri sont mises en place, parmi lesquelles, 16 sont recyclées ou valorisées, comme certains métaux, les cartons d’emballage, les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) ou encore les biodéchets.

Transformer les DASRI

Le CHRU s’est fortement engagé sur la gestion des DASRI, en créant une filière alternative visant à banaliser ces DASRI en déchets ménagers, en parallèle de l’incinération obligatoire. De plus, l’établissement coordonne aussi le groupement déchets santé « collecte et élimination des DASRI » dans la métropole lilloise, qui regroupe des établissements de tous statuts sur le territoire. « Suite aux dernières négociations, nous avons atteint une diminution de 25 % sur la facture globale du groupement déchets santé », affirme Philippe Van de Woestyne, directeur qualité, risques, vigilances et développement durable du CHRU et président du réseau qualité Hauts-de-France. Résultat ? « Environ 450 000 euros d’économie annuelle pour le CHRU, mais cela représente surtout un intérêt pour les établissements plus petits, car ils paient le même prix que les grandes structures. Aujourd’hui au CHRU, le challenge, c’est de faire des 15 500 professionnels de l’établissement, des ambassadeurs du développement durable », conclut-il.

Léon-Bérard : triple objectif… atteint

Léon-Bérard s’est également engagé dans la banalisation des DASRI en DAOM. Trois objectifs prioritaires ont prévalu à cette décision. Tout d’abord, la volonté de réduire fortement l’impact environnemental des déchets enfouis et des rotations des nombreux camions. Ensuite, le souhait d’améliorer la qualité de vie des soignants
en supprimant le tri des DASRI et enfin, la nécessité de diminuer efficacement
le coût des traitements des déchets. Les résultats sont au rendez-vous : 208 rotations de camions par an supprimées, une réduction de 90 % de la production de DASRI destinés à l’enfouissement, 172 460 euros par an d’économie nette en tenant compte de l’amortissement de la machine. Le Centre travaille avec la société ECODAS dont le système de banalisation permet de transformer ces DASRIA en DAOM sans manipulation des sacs et d’en réduire le volume de 80 %. De 300 litres, la production passe à 40 litres, le tout en complète autonomie. L’ensemble du processus se fait sans aucun rejet polluant.
Cette action a été considérée comme exemplaire par les auditeurs dans le cadre de la certification ISO 14001 de l’établissement. Le Centre Léon-Bérard a reçu le 3e prix de la bourse « CAHPP ou pas CAHPP » en 2016 pour cette démarche.

Tous droits réservés BVM communication.
Publié dans le  » Guide pratique du développement durable au bloc opératoire « , coédité par la Société française d’anesthésie-réanimation (SFAR) et le Comité pour le développement durable en santé (C2DS).